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Le Grand Meaulnes (1913)


“Il ne sert à rien d’éprouver les plus beaux sentiments si l’on ne parvient pas à les communiquer.” Stefan Zweig, Extrait de Clarissa

LE GRAND MEAULNES

Stefan Zweig aurait pu appeler cet univers enchanteur le monde d’hier (Die Welt von gestern), qui n’était pas seulement celui de l’écrivain bref et tragique d’avant-guerre Alain-Fournier (en réalité Henri-Alban Fournier), auteur éponyme du Grand Meaulnes, mais aussi et surtout de toute une génération d’écoliers rompus aux âpres du devoir et de la droiture…à une époque où l’amitié demeurait une valeur indéfectible.

Chapitre premier: Le Pensionnaire.
“Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189…

Je continue à dire «chez nous», bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.
Nous habitions les bâtiments du Cours Supérieur de Sainte-Agathe. Mon père, que j’appelais M. Seurel, comme les autres élèves, y dirigeait à la fois le Cours supérieur, où l’on préparait le brevet d’instituteur, et le Cours moyen. Ma mère faisait la petite classe.

Une longue maison rouge, avec cinq portes vitrées, sous des vignes vierges, à l’extrémité du bourg ; une cour immense avec préaux et buanderie, qui ouvrait en avant sur le village par un grand portail ; sur le côté nord, la route où donnait une petite grille et qui menait vers La Gare, à trois kilomètres ; au sud et par derrière, des champs, des jardins et des prés qui rejoignaient les faubourgs… tel est le plan sommaire de cette demeure où s’écoulèrent les jours les plus tourmentés et les plus chers de ma vie – demeure d’où partirent et où revinrent se briser, comme des vagues sur un rocher désert, nos aventures.

Le hasard des «changements», une décision d’inspecteur ou de préfet nous avaient conduits là. Vers la fin des vacances, il y a bien longtemps, une voiture de paysan, qui précédait notre ménage, nous avait déposés, ma mère et moi, devant la petite grille rouillée. Des gamins qui volaient des pêches dans le jardin s’étaient enfuis silencieusement par les trous de la haie… Ma mère, que nous appelions Millie, et qui était bien la ménagère la plus méthodique que j’aie jamais connue, était entrée aussitôt dans les pièces remplies de paille poussiéreuse, et tout de suite elle avait constaté avec désespoir, comme à chaque «déplacement», que nos meubles ne tiendraient jamais dans une maison si mal construite…

Elle était sortie pour me confier sa détresse. Tout en me parlant, elle avait essuyé doucement avec son mouchoir ma figure d’enfant noircie par le voyage. Puis elle était rentrée faire le compte de toutes les ouvertures qu’il allait falloir condamner pour rendre le logement habitable… Quant à moi, coiffé d’un grand chapeau de paille à rubans, j’étais resté là, sur le gravier de cette cour étrangère, à attendre, à fureter petitement autour du puits et sous le hangar.

C’est ainsi, du moins, que j’imagine aujourd’hui notre arrivée.

Car aussitôt que je veux retrouver le lointain souvenir de cette première soirée d’attente dans notre cour de Sainte-Agathe, déjà ce sont d’autres attentes que je me rappelle; déjà, les deux mains appuyées aux barreaux du portail, je me vois épiant avec anxiété quelqu’un qui va descendre la grand’rue. Et si j’essaie d’imaginer la première nuit que je dus passer dans ma mansarde, au milieu des greniers du premier étage, déjà ce sont d’autres nuits que je me rappelle; je ne suis plus seul dans cette chambre; une grande ombre inquiète et amie passe le long des murs et se promène.

Tout ce paysage paisible – l’école, le champ du père Martin, avec ses trois noyers, le jardin dès quatre heures envahi chaque jour par des femmes en visite – est à jamais, dans ma mémoire, agité, transformé par la présence de celui qui bouleversa toute notre adolescence et dont la fuite même ne nous a pas laissé de repos.

Nous étions pourtant depuis dix ans dans ce pays lorsque Meaulnes arriva.”

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La conjuration des imbéciles


La conjuration des imbéciles

John Kennedy Toole, a forgotten genius


John Kennedy Toole (December 17, 1937 – March 26, 1969) was an American novelist from New Orleans, Louisiana, whose posthumously published novel A Confederacy of Dunces won the Pulitzer Prize for Fiction. He also wrote The Neon Bible. Although several people in the literary world felt his writing skills were praiseworthy, Toole’s novels were rejected during his lifetime.

A Confederacy of Dunces

Also sprach David Berger


Niccolò Machiavelli, Voltaire, Friedrich Nietzsche, Oscar Wilde und Karl Kraus gewidmet.

 

Also sprach Niccolò Machiavelli (1469-1527)


Niccolò di Bernardo dei Machiavelli wurde am 3. Mai 1469 in Florenz geboren, als drittes Kind und erster Sohn des Anwalts Bernardo di Niccolò Machiavelli und seiner Frau Bartolomea di Stefano Nelli. Mit seinem Gehalt unterhielt Machiavelli eine kleine Bibliothek und ermöglichte seinem Sohn Niccolò eine umfassende humanistische Bildung. So lernte Machiavelli schon früh die Werke antiker Klassiker wie Aristoteles, Boëthius, Cicero (De officiis) und Claudius Ptolemäus kennen. Machiavelli lernte Lesen und Schreiben sowie Rhetorik und Latein.

Es war eine chaotische Zeit, in die Machiavelli hineingeboren wurde. Päpste führten Schlachten gegen italienische Stadtstaaten und das Schicksal von Menschen und ganzen Städten konnte sich jederzeit dramatisch ändern. Neben dem Papst und den einflußreichen Städten wie Venedig und Florenz kämpften auch ausländische Mächte wie Frankreich, Spanien, das Heilig Römische Reich und sogar die Schweiz um regionalen Einfluss und Macht. Politisch-militärische Allianzen änderten sich andauernd und folgten teilweise reichen Kaufmanns-Familien, die ihre Ansichten und Partner ohne jede Vorwarnung wechselten, so dass kurzlebige Regierungen kamen und gingen.

In 1494 rief Florenz die Republik aus und vertrieb die Medici, die Florenz für mehr als 60 Jahre regiert hatten. 1498 wurde er im Alter von 29 Jahren Staatssekretär der Zweiten Kanzlei des Rats der „Dieci di pace e di libertà“ (Rat der Zehn) der Republik Florenz. Als solcher war er für die Außen- und Verteidigungspolitik zuständig. Er wurde unter anderem deshalb eingesetzt, weil er weder den vertriebenen Medici noch dem wenige Tage vor Machiavellis Amtseinführung hingerichteten dominikanischen Bußprediger Girolamo Savonarola nahe stand.

Zwischen 1499 und 1512 führte Machiavelli verschiedene Missionen aus. So traf er am 22. Juni 1502 in Urbino erstmals persönlich Cesare Borgia. Diese Begegnung beeindruckte Machiavelli tief. 1503 wurde der Diplomat nach Rom zur Papstwahl Julius II. von der Signoria geschickt. Hier ist Machiavelli “Gesprächspartner aller Mächtigen, vom zukünftigen Papst bis zum Kardinal d’Amboise”. 1504 und nochmals 1510 bis 1511 reiste er nach Frankreich zu Ludwig XII. Außerdem machte er 1507 bis 1508 die Bekanntschaft mit Kaiser Maximilian I. Zudem setzte er sich ab 1504 lebhaft für die Errichtung einer Miliz aus den Bürgern von Florenz ein, die jedoch nur teilweise realisiert wurde. Seit seiner Gründung gehörte Machiavelli auch zum Rat der “Neun von der Miliz”. Mit Hilfe dieser Truppe wurde 1509 die Stadt Pisa zur Kapitulation gezwungen. Während dieser Zeit entstanden auch erste Denkschriften und Theaterstücke.

Nach Rückkehr der Medici verlor Machiavelli am 7. November 1512 seine Ämter und geriet kurz darauf in den Verdacht, an einer Verschwörung beteiligt zu sein. Er wurde verhaftet und gefoltert, aber es wurden keine Beweise gegen ihn gefunden und man ließ man ihn frei.

In den folgenden Jahren wurde er mit seiner Frau und den Kindern auf sein kleines Landgut in dem Dorf Sant’Andrea in Percussina 15 Kilometer südwestlich von Florenz verbannt. Innerhalb eines halben Jahres nach seiner Folter schrieb er sein berühmtestes Werk “Il Principe” und widmete sich fortan einer umfassenderen schriftstellerischen Tätigkeit sowie seiner politischen Rehabilitierung. In dieser Zeit entstand auch sein zweites Hauptwerk “Discorsi”. Gedruckt wurden beiden Bücher 1531 bzw. 1532. Ab 1519 betraute ihn die von den Medici dominierte Regierung wieder vermehrt mit politischen Aufgaben, auch wenn er die früheren Ämter nicht mehr erreichte. 1521 wurde er “als Bürger von Florenz rehabilitiert” und konnte nach Florenz zurückkehren.

Nach einem Aufstand gegen die verhassten Medici wurde die Republik wieder ausgerufen und die alte freiheitliche Verfassung am 16. Mai 1527 wieder hergestellt. Daraufhin bewarb Machiavelli sich wieder um eine Sekretariatsstelle, wurde aber auf der Sitzung des Großen Rates am 10. Juni 1527 mit 555 gegen 12 Stimmen abgelehnt.

Niccolò Machiavelli starb am 21. Juni 1527 im Alter von 58 Jahren. Sein Grabmal befindet sich in der Kirche Santa Croce in Florenz. Es trägt die Inschrift: “TANTO NOMINI NULLUM PAR ELOGIUM” – “Solchem Namen ist kein Lobesspruch ebenbürtig”.

Also sprach Karl Kraus (1874-1936)


Karl Kraus war einer der bedeutendsten österreichischen Schriftsteller des beginnenden 20. Jahrhunderts. Er war Publizist, Satiriker, Lyriker, Aphoristiker, Dramatiker, Sprach- und Kulturkritiker sowie vor allem ein scharfer Kritiker der Presse und des Hetzjournalismus oder, wie er selbst es ausdrückte, der Journaille.

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