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FREIHEIT DURCH WEISHEIT, STÄRKE UND SCHÖNHEIT


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Heinrich Heine über Dummheit


Dummheit

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DANDY QUOTES BY FREEMASON OSCAR WILDE


Oscar Wilde 1

Oscar Wilde 3

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Check out also the article of my Brother Yasha Beresiner about Oscar Wilde as a Freemason in Oxford. Yasha Beresiner (Grand Lodge of the State of Israel) is one of the world’s foremost and respected Freemason’s historians.

http://www.freemasons-freemasonry.com/beresiner8.html

Hiérarchie


Hiérarchie

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Gérard Philipe (1922-1959) – Un Prince en Avignon


„Il faut vieillir, ou mourir jeune.“ Philibert-Joseph Roux

Bonheur suranné à la (re)découverte de la beauté immaculée du prince du théâtre français d’après-guerre, Gérard Philipe.

Paraphrasant pour ainsi dire le destin tourmenté d’Antigone, son père était collaborateur, lui résistant, Gérard Philipe, mort en pleine gloire à 37 ans, se devait d’être inhumé drapé des oripeaux du Cid, figure éponyme qu’il restera à jamais aux yeux de ses admirateurs.

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Gérard Philipe en compagnie d’Albert Camus

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Gérard Philipe en compagnie de Jean Vilar, fondateur du Festival d’Avignon

Le Grand Meaulnes (1913)


“Il ne sert à rien d’éprouver les plus beaux sentiments si l’on ne parvient pas à les communiquer.” Stefan Zweig, Extrait de Clarissa

LE GRAND MEAULNES

Stefan Zweig aurait pu appeler cet univers enchanteur le monde d’hier (Die Welt von gestern), qui n’était pas seulement celui de l’écrivain bref et tragique d’avant-guerre Alain-Fournier (en réalité Henri-Alban Fournier), auteur éponyme du Grand Meaulnes, mais aussi et surtout de toute une génération d’écoliers rompus aux âpres du devoir et de la droiture…à une époque où l’amitié demeurait une valeur indéfectible.

Chapitre premier: Le Pensionnaire.
“Il arriva chez nous un dimanche de novembre 189…

Je continue à dire «chez nous», bien que la maison ne nous appartienne plus. Nous avons quitté le pays depuis bientôt quinze ans et nous n’y reviendrons certainement jamais.
Nous habitions les bâtiments du Cours Supérieur de Sainte-Agathe. Mon père, que j’appelais M. Seurel, comme les autres élèves, y dirigeait à la fois le Cours supérieur, où l’on préparait le brevet d’instituteur, et le Cours moyen. Ma mère faisait la petite classe.

Une longue maison rouge, avec cinq portes vitrées, sous des vignes vierges, à l’extrémité du bourg ; une cour immense avec préaux et buanderie, qui ouvrait en avant sur le village par un grand portail ; sur le côté nord, la route où donnait une petite grille et qui menait vers La Gare, à trois kilomètres ; au sud et par derrière, des champs, des jardins et des prés qui rejoignaient les faubourgs… tel est le plan sommaire de cette demeure où s’écoulèrent les jours les plus tourmentés et les plus chers de ma vie – demeure d’où partirent et où revinrent se briser, comme des vagues sur un rocher désert, nos aventures.

Le hasard des «changements», une décision d’inspecteur ou de préfet nous avaient conduits là. Vers la fin des vacances, il y a bien longtemps, une voiture de paysan, qui précédait notre ménage, nous avait déposés, ma mère et moi, devant la petite grille rouillée. Des gamins qui volaient des pêches dans le jardin s’étaient enfuis silencieusement par les trous de la haie… Ma mère, que nous appelions Millie, et qui était bien la ménagère la plus méthodique que j’aie jamais connue, était entrée aussitôt dans les pièces remplies de paille poussiéreuse, et tout de suite elle avait constaté avec désespoir, comme à chaque «déplacement», que nos meubles ne tiendraient jamais dans une maison si mal construite…

Elle était sortie pour me confier sa détresse. Tout en me parlant, elle avait essuyé doucement avec son mouchoir ma figure d’enfant noircie par le voyage. Puis elle était rentrée faire le compte de toutes les ouvertures qu’il allait falloir condamner pour rendre le logement habitable… Quant à moi, coiffé d’un grand chapeau de paille à rubans, j’étais resté là, sur le gravier de cette cour étrangère, à attendre, à fureter petitement autour du puits et sous le hangar.

C’est ainsi, du moins, que j’imagine aujourd’hui notre arrivée.

Car aussitôt que je veux retrouver le lointain souvenir de cette première soirée d’attente dans notre cour de Sainte-Agathe, déjà ce sont d’autres attentes que je me rappelle; déjà, les deux mains appuyées aux barreaux du portail, je me vois épiant avec anxiété quelqu’un qui va descendre la grand’rue. Et si j’essaie d’imaginer la première nuit que je dus passer dans ma mansarde, au milieu des greniers du premier étage, déjà ce sont d’autres nuits que je me rappelle; je ne suis plus seul dans cette chambre; une grande ombre inquiète et amie passe le long des murs et se promène.

Tout ce paysage paisible – l’école, le champ du père Martin, avec ses trois noyers, le jardin dès quatre heures envahi chaque jour par des femmes en visite – est à jamais, dans ma mémoire, agité, transformé par la présence de celui qui bouleversa toute notre adolescence et dont la fuite même ne nous a pas laissé de repos.

Nous étions pourtant depuis dix ans dans ce pays lorsque Meaulnes arriva.”

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L’imposture de la paix de 1918 selon Georges Bernanos


Extrait des „Enfants humiliés“ (1940), de Georges Bernanos (1888-1948), lu par Louis Jouvet (1887-1951)

Dans une notice autobiographique rédigée à Rio de Janeiro en janvier 1945, Georges Bernanos écrit qu’il a “eu pour compagnon le général de Gaulle” chez les Jésuites du collège de l’Immaculée-Conception, rue de Vaugirard à Paris. Ils ont été l’un et l’autre les élèves du futur préfet des études jésuites, Henri de Gaulle (1848-1932), père de Charles de Gaulle (1890-1970). Quarante ans plus tard, tandis que la France entre en guerre à reculons, Georges Bernanos, exilé volontaire depuis l’été 1938 en Amérique du Sud, tient son journal, qui paraîtra en 1940 sous le titre Les Enfants humiliés. Il y examine avec angoisse les implications spirituelles de notre impréparation militaire: “Mon pays est soigneusement tenu dans l’ignorance de ce qu’il défend, de ce qu’il risque de perdre, de ce qu’il est presque sûr de perdre si quelque miracle ne suscite pas au dernier moment un homme qui parle enfin à son cœur, à ses entrailles.”

Il ajoute: „Notre victoire de 1918 n’était pas une victoire, et nous n’avons jamais été des vainqueurs“, écrit Georges Bernanos dans Les Enfants humiliés. L’ancien dragon de 1914, maintes fois blessé au front, déplore la précarité de la paix de l’entre-deux-guerres. À ses yeux, le deuxième conflit mondial était inévitable car héritier de la fausse paix signée par l’esprit de l’Arrière aux dépens de l’esprit de l’Avant.

Le général de Gaulle, qui avait invité Georges Bernanos à revenir en France (“Votre place est parmi nous”, lui a-t-il fait savoir dans un câble daté du 16 février 1945), veut lui donner une place au sein du gouvernement de la Libération. En dépit d’une profonde admiration pour le général de Gaulle, Georges Bernanos décline l’offre. De Gaulle confiera plus tard à son ministre de la Culture André Malraux, à propos de Georges Bernanos: “Celui-là, je ne suis jamais parvenu à l’attacher à mon char.”

Pour la troisième fois, on propose alors la Légion d’honneur à Georges Bernanos, qu’il refuse à nouveau. Lorsque l’Académie française lui ouvre ses portes, il répond sans barguiner: “Quand je n’aurai plus qu’une paire de fesses pour penser, j’irai l’asseoir à l’Académie.”

 

John Kennedy Toole, a forgotten genius


John Kennedy Toole (December 17, 1937 – March 26, 1969) was an American novelist from New Orleans, Louisiana, whose posthumously published novel A Confederacy of Dunces won the Pulitzer Prize for Fiction. He also wrote The Neon Bible. Although several people in the literary world felt his writing skills were praiseworthy, Toole’s novels were rejected during his lifetime.

A Confederacy of Dunces

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